Surveiller et redémarrer une Freebox à distance

Il existe un bugg (https://dev.freebox.fr/bugs/task/22818) bien gênant sur la Freebox (Révolution et 4K) en mode bridge, toujours pas résolu par Free au fil du temps. Pour faire court, en cas de déconnexion FTTH/xDSL, le routeur qui lui est adossé ne voit plus la box qui joue ici un rôle de modem. Redémarrer le routeur ne sert à rien, c’est la Freebox qu’il faut redémarrer.

Redémarrer une Freebox peut se faire en coupant sauvagement l’alimentation, depuis la face avant avec le petit afficheur (quant il n’est pas HS) ou via Freebox OS (auquel dans ce vas on n’aura pas accès localement). Il existe une autre option avec l’API Freebox OS qui prend tout son sens si l’on supervise la Freebox à distance, dans notre cas avec PRTG Network Monitor installé dans un VPS et qui est gratuit jusqu’à 100 sensors (il existe bien d’autres solutions). PRTG envoie des notifications, mais permet également de lancer des scripts PowerShell, et c’est l’objet de cet article.

Script PowerShell permettant de rebooter une Freebox

Petit didacticiel aussi simple que couper une tomate mûre en tranches avec une sandale...

L'application PS dont ce didacticiel traite s'appelle "Remote Control". Elle permet de rebooter une Freebox depuis un script PowerShell et/ou de récupérer un flux JSON avec les informations temps réel de la Freebox, par exemple pour disposer d'un monitoring depuis une page HTML (il peut être modifié afin d'obtenir d'autres informations disponibles via l'API).

  1. Fichiers accompagnant ce didacticiel

L'archive ZIP dans laquelle se trouve ce didacticiel contient les fichiers suivants :

  • Adresse_Freebox_Locale.ps1 est un script PowerShell qui retourne l'URI de la Freebox installée sur le réseau local. Cet URI est utilisable depuis un navigateur internet situé dans ou hors du réseau local, si elle est autorisée.
  • Autoriser_Remote_Control.ps1 est un script PowerShell à lancer sur un PC du réseau local, attribuant une autorisation à l'application "Remote Control" afin qu'elle puisse contrôler la Freebox locale.
  • Freebox ECC Root CA.cer est l'un des deux certificats requis pour accéder à la Freebox en HTTPS.
  • Freebox Root CA.cer est l'autre certificat.
  • Remote_Control.ps1 est le script PowerShell qui servira à faire rebooter la Freebox ou à récupérer ses informations.
  1. Principe de fonctionnement

La Freebox peut être contrôlée de manière locale ou distante via une API pouvant être appelée en respectant l'architecture REST. Afin d'éviter que des commandes permettent la prise de contrôle d'une box par un tiers malintentionné, un ensemble de sécurités est mis en œuvre :

  1. Attribution d'un droit à prendre le contrôle, requérant une action physique sur la box,
  2. Attribution d'autorisations quant aux actions possibles lors de la prise de contrôle,
  3. Fourniture d'un jeton lors de cette attribution, lequel ne sera jamais transmis lors des appels à l'API, mais remplacé par une donnée cryptée.

L'API de la box peut être appelée en HTTP ou en HTTPS. Cependant la documentation indique que la possibilité d'utiliser HTTP sera retirée dans une version prochaine, et qu'il est fortement conseillé de n'utiliser que HTTPS. Afin de respecter cette consigne, "Remote Control" fonctionne par défaut en HTTPS, même s'il est possible de le faire fonctionner en HTTP moyennant une ou deux modifications du script et pas mal de simplifications dans le processus indiqué ci-dessous.

Afin de pouvoir utiliser "Remote Control" pour dialoguer avec une Freebox locale ou distante, il faut donc réaliser les opérations suivantes :

  1. Installer les certificats nécessaires pour pouvoir causer HTTPS.
  2. Autoriser l'application "Remote Control" sur la Freebox
  3. Installer "Remote Control" sur une machine du réseau local ou sur une machine distante (non testé), et le paramétrer correctement pour qu'il puisse interagir avec la Freebox.

L'installation et l'utilisation de "Remote Control" nécessite l'utilisation d'un PC situé sur le réseau local derrière la Freebox, un opérateur capable d'appuyer sur un bouton de la Freebox, et un PC de contrôle situé sur le réseau local derrière la Freebox ou distant via l'internet.

  1. Installation des certificats

Lorsqu'une connexion HTTPS est réalisée avec la Freebox, cette dernière nécessite un certificat attribué à Freebox ECC Root CA ou Freebox Root CA. Les fichiers correspondants sont fournis dans le zip. Il faut les installer sur le PC qui va permettre d'autoriser l'application "Remote Control" sur le réseau local derrière la Freebox ET sur le PC qui va prendre le contrôle de la Freebox.

Pour les installer, double-cliquer sur les fichiers dans l'explorateur Windows, demander à installer les certificats dans le dépôt des certificats racine. Afin de tester la bonne mise en place des certificats, ouvrez un navigateur internet et entrez dans la zone d'adresse https://mafreebox.freebox.fr, si vous accédez à l'interface de Freebox OS, c'est OK. Conservez le navigateur ouvert, on en aura besoin au point numéro 6 de ce didacticiel.

Si vous avez une page d'erreur ou une indication SEC_ERROR_UNKNOWN_ISSUER, c'est raté. Lancez MMC et le plug-in Certificats, cherchez dans le bazar les deux certificats Freebox, supprimez-les et recommencez tout depuis le début en maudissant l'auteur de ce didacticiel pour son manque de précision.

  1. Autoriser l'application "Remote Control"

Cette opération doit être réalisée depuis un PC situé dans le réseau local derrière la Freebox, selon la documentation du SDK. Il n'est pas possible d'autoriser une application depuis un PC extérieur. Dixit la doc. Il faut aussi avoir sous la main une personne physique capable d'appuyer sur un bouton sur la Freebox.

Double cliquez sur le script PowerShell Autoriser_Remote_Control.ps1 puis suivez les indications à l'écran, vous demandant d'appuyer sur le bouton "Flèche vers la droite" sur la façade de la Freebox alors que cette dernière demande si elle doit autoriser l'application "Remote Control". Appelez la personne physique devant la Freebox et expliquez-lui ce qu'elle doit faire. Une fois le bouton de la Freebox appuyé, le script devrait afficher que l'autorisation a été donnée, accompagné de l'URI de la Freebox et d'un identifiant d'application (de la bouillie en Base64). Copiez-coller l'URI de la Freebox et l'identifiant d'application dans un coin.

Nous n'aurons désormais plus besoin du fichier Autoriser_Remote_Control.ps1. L'autorisation a été donnée à l'application et sauvée dans la Freebox ad vitam aeternam, sauf :

  • Si vous supprimez l'autorisation depuis les paramètres de la Freebox (voir point 6)
  • Si vous faites une réinitialisation usine de la Freebox,
  • En cas d'échange de la Freebox, par exemple si elle venait à tomber en panne,
  • En cas d'erreur non répertoriée dans les documentations,
  • Ou si vous passez chez Bouygues et renvoyez la box chez Free.
  1. Attribuer les droits nécessaires à l'application "Remote Control"

Toujours depuis le PC situé dans le réseau local, reprenez le navigateur internet que vous aviez utilisé pour le point numéro 3, qui doit toujours afficher la page d'accueil de Freebox OS de la Freebox qui vous intéresse. Si vous l'avez bêtement fermé, collez-vous une baffe, puis relancez un navigateur internet et allez sur https://mafreebox.freebox.fr

Identifiez-vous, puis sélectionnez successivement :

  • "Paramètres de la Freebox",
  • "Gestion des accès",
  • "Applications" (en haut de la fenêtre).

Recherchez dans la longue liste des applications autorisées celle que vous venez d'ajouter : "Remote Control (demande)". Cliquer sur le bouton "Editer" à droite et modifiez les autorisations pour activer "Modification des réglages de la Freebox". Vous pouvez d'ailleurs désactiver tout le reste qui a été activé par défaut mais qui n'est pas utile. Évitez de cliquer sur la dernière icône, en forme de poubelle, qui retire l'autorisation de l'application et vous forcerait à tout recommencer depuis l'étape 4 ci-dessus.

  1. Paramétrer le script de contrôle à distance

Nous allons maintenant modifier le contenu du fichier Remote_Control.ps1 pour y insérer les paramètres de fonctionnement correspondant à la Freebox qui nous intéresse. Si vous souhaitez contrôler plusieurs Freebox, vous pouvez bien entendu copier le fichier, renommer sa copie comme vous l'entendez et la modifier. Cette opération doit être réalisée sur le PC local ou distant qui devra prendre le contrôle de la Freebox pour la rebooter. Ce PC devant de plus disposer des certificats racine, installés comme décrit au point 3 de ce didacticiel.

Il faut modifier deux lignes dans le script :

  • Ligne 43, remplacer [Insérer l'URI ici] par l'URI retournée par le script d'autorisation de l'application Autoriser_Remote_Control.ps1, URI que vous avez copié dans le bloc-notes, un email ou taggué en fin du point n°4 de ce didacticiel :

Avant :

$AdresseFreebox = "[Insérer l'URI ici]"

Après (par exemple) :

$AdresseFreebox = "https://vivalasvegas.fbxos.fr:12345"

Faites gaffe avec les guillemets, ils doivent être présents après modification de la ligne.

  • Ligne 46, remplacer [Insérer l'identifiant d'application ici] par le jeton de l'application, noté avec l'URI de la Freebox au point 4 :

Avant :

$JetonAppli = "[Insérer l'identifiant d'application ici]"

Après (par exemple) :

$JetonAppli = "M0nqsaiDup0ul3tMfgtyhbut0risaTi0nTyT0uch3pa5"

Faites gaffe avec les guillemets, comme précédemment. Sauvez le script, fermez l'éditeur, c'est prêt.

  1. Tester l'installation

Ouvrez une ligne de commande PowerShell sur le PC qui doit prendre le contrôle, PC local sur le réseau local ou PC distant (non testé) puis entrez la commande suivante sans oublier le ./ :

./Remote_Control.ps1 –Info

Bien entendu, il faut être dans le dossier contenant le fichier, sinon vous aurez une erreur indiquant que la commande est inconnue, mais bon, je suppose que vous ne vous ferez avoir qu'une seule fois. Si tout va bien, la fenêtre de PowerShell va vous afficher une longue liste d'informations sous la forme d'un flux JSON avec en vrac la température du CPU, la vitesse du ventilo, la durée de fonctionnement depuis le dernier reboot, l'âge du capitaine, toussa-toussa.

Dans la fenêtre PowerShell, entrez maintenant :

./Remote_Control.ps1 –Reboot

Ça devrait vous répondre que la Freebox est en train de rebooter, et là, paf, plus d'internet si vous êtes en local. Tout qui s'allume en rouge dans les superviseurs de tous poils, les utilisateurs du réseau local qui gueulent, le drame quoi.

Patientez quelques minutes puis rafraîchissez la fenêtre de votre navigateur internet qui était toujours en train d'afficher les infos de la box. Vous devrez sûrement retaper le mot de passe. Rendez-vous dans "État de la Freebox" et normalement, si tout va bien, derrière "allumée depuis", il devrait y avoir une valeur en secondes ou en minutes, preuve que votre Freebox a bien redémarré, que le script PowerShell a bien fait son boulot et que l'auteur de ces lignes n'est pas si con que ça.

  1. Conclusion

Il ne vous reste plus qu'à entourer tout ça d'un ruban rose, de mettre en place tout ce qu'il faut pour que ça bosse automatiquement sans vous faire ch... à chaque fois que la Freebox décroche, puis il vous faudra penser à reprendre ce didacticiel pour renuméroter les titres car le crétin qui a écrit ce document a sauté le point 5.

Lequel crétin remercie Emin, auteur de l'article Piloter sa freebox, disponible ici : ainsi que Mika-NT28 auteur du plugin Freebox OS pour Jeedom qui permet de superviser la box depuis Jeedom, lequel a également été une source d'inspiration. Et moi je remercie mon collègue FredV qui a passé une nuit sur ce petit projet !

Download

Reboot_Freebox_01.zip

Sources 

https://lafibre.info/routeur/free-usg-mode-bridge-down-apres-desync/ 
https://dev.freebox.fr/bugs/task/22818 
https://kb.paessler.com/en/topic/18963-how-can-i-use-powershell-scripts-with-prtg-s-execute-program-notification 
https://p0w3rsh3ll.wordpress.com/2013/07/04/piloter-sa-freebox/ 
https://github.com/DjMomo/ClassePhpFreebox 
https://wiki.deimos.fr/Rebooter_sa_Freebox_Server_6_en_ligne_de_commande.html 
https://forum.universfreebox.com/viewtopic.php?t=55120 
https://dev.freebox.fr/bugs/task/12939 
https://dev.freebox.fr/sdk/os/

Sonos or not Sonos...

Depuis plus d’une décennie je suis un grand fan des produits Sonos, que je conseille à qui veut bien m'écouter. A l’opposé des enceintes Bluetooth, le système Sonos à démocratisé le multi-room en Ethernet et WI-FI à un coût abordable face aux systèmes multi-room coûteux proposés par les intégrateurs pour résidences de luxe, type Crestron et autres. Du coup j’en ai dans toutes les pièces, des Play 1 et Play 3 et j’ai récemment fait l’acquisition d’un Sonos AMP pour le séjour, c’est fabuleux tant en musique qu’en vidéo. Je ne vais pas vous faire l’article, il y en a pas mal sur la toile, mais j’ai vraiment redécouvert certains enregistrements de façon bien plus agréable qu’avec mon ancien Connect associé à un ampli basic, tout en conservant les mêmes enceintes Amadeus, associées avec un bon sub, qui sont alors pleinement exploitées.

EDIT du 6 septembre 2019

Hier, Sonos a annoncé 3 nouveau produits.

  • Une enceinte portable, la Play Move est une sorte de Play One avec une très lourde batterie et du Bluetooth à 400 €. Trop chère et trop lourde pour être emmenée partout, je ne suis pas convaincu par la pertinence de ce produit. J’ai déjà une Play 1 sur la terrasse ou il y a déjà une prise électrique.
  • Une enceinte sans micros, la Play One SL une Play One allégée, moins chère elle sera parfaite pour qui ne veut pas d’assistants vocaux ou en complément home cinéma, encore qu’elle soit en concurrence avec l’enceinte étagère proposée par Ikea à 99 €.
  • Et enfin le Port qui remplace le Connect et se trouve être un AMP sans ampli destiné à être connecté à une installation HI-FI classique, plutôt haut de gamme, sans quoi il existe pas mal d’accessoires qui feront le job, comme le ChromeCast audio sans dépenser 450 €. Et tout comme sur le AMP, toujours pas d'entée RIAA pour y connecter une platine vinyle sans ajouter un pré-ampli.

Tout cela pose une fois de plus une question, utilisons-nous réellement du multi-room ou voulons-nous simplement de la musique dans chaque pièce ? Dans la pratique je constate, que tant moi que mes enfants, utilisons de plus en plus l’application Spotify et que dans ce cas il faut juste pouvoir se connecter à une pièce compatible Spotify Connect… Pas forcément sur un Sonos…

Dans la salle de bain j’avais un Connect AMP, un peu poussif, associé à des enceintes encastrées dans le plafond de qualité moyenne. Hélas le Connect AMP a fait son temps (2005) et j’ai découvert à cette occasion que le SAV Sonos en France ne répare pas ses produits. Sous garantie ils les échangent, et hors garantie ils proposent un échange standard à 80% du prix du neuf (Lire 1 2) (soit environ 450 € pour un Connect AMP obsolète). Bref, il faut le savoir, et même si je n’ai vu qu’une panne en 15 ans, les produits Sonos ne sont pas réparables, sauf peut être par de bons bricoleurs !

Soit, je me suis donc dit qu’une petite Play One dans la salle de bain ferait largement l’affaire. Il n’en reste pas moins que voir ces deux enceintes encastrée inutilisées me chagrinait. Avec un peu réflexion je me suis dit qu’un petit ampli avec un Chromecast Audio que j’avais sous le coude ferait l’affaire, car plus que du multi-room, là ce sont surtout mes enfants qui envoient leur flux Spotify quand ils vont se doucher. En cherchant un peu je suis tombé sur des amplis classe T à un tarif dérisoire pour la puissance annoncée (30 € pour 2 x 50 W, Bluetooth inside !)

A ce tarif je me suis offert le NS-10G de NobSound sur Amazon mais on peut en trouver d’autres moins coûteux sur AliExpress, je l’ai raccordé au ChromeCast Audio (Google ne le propose plus mais ça se trouve facilement pour une trentaine d’Euros) qui est compatible directement avec Spotify. Il est également possible de recycler un utiliser un Raspberry avec un peu de logiciel (1|2|3), ou un adaptateur comme ceux d'Arylic (sur AliExpress en morceaux 1|2) et que l'on trouve également monté sur Amazon, le A50 semble très bien...

Alors me direz-vous, quelle différence entre un vieux Sonos Connect AMP à 550 € et un bricolage à base de chinoiserie à 60 € ? Et bien c’est quasiment pareil, en tous cas avec ces enceintes moyennes et une source Spotify, on ne sent pas vraiment de différence, si tant est qu'on ne pousse pas trop la puissance. Attention à ne pas confondre avec le Sonos AMP qui lui est juste fabuleux, il est vrai associé à des enceintes Amadeus d’un autre calibre, avec lesquelles le Connect AMP ou Connect ne donnaient pourtant pas grand-chose…

Bref, il est temps de s’intéresser aux amplis de classe D et pourquoi pas classe T.

Alternatives et liens connexes

http://www.doukaudio.com
http://www.smsl-audio.com des choses sérieuses… 

https://www.amazon.fr/gp/product/B07GB6H9B1/ref=as_li_tl?ie=UTF8&tag=canaletto-21&camp=1642&creative=6746&linkCode=as2&creativeASIN=B07GB6H9B1&linkId=055d0ce2444f8d60788d2c4886dc340d 
https://www.amazon.fr/gp/product/B07KX3MHLV/ref=as_li_tl?ie=UTF8&tag=canaletto-21&camp=1642&creative=6746&linkCode=as2&creativeASIN=B07KX3MHLV&linkId=c26908559bdc1fee991df4bf2a6a672d 
https://www.ebay.com/b/Nobsound-Mini-Amplifiers/14970/bn_89892901

Bonus

Pas de lien direct, mais une lecture amusante, j’aime ces amateurs qui poussent très loin… Je n’ai pas testé mais ça va dans le sens où j’affirme depuis des lustres qu’il ne faut pas se faire enfler par les vendeurs de HIFI et leurs câbles à 100 € le mètre !

https://www.homecinema-fr.com/forum/diy-cables/cable-hp-viablue-sc-4-vs-ethernet-ou-ptt-la-claque-t29933292.html 
http://petoindominique.fr/php/cablehp.php 
http://g.dubuc.free.fr/CableRJ.html 
https://www.touslescables.com/cordon-rj45-enceinte-H9AL-2098.html

 

SSL mi amor… & pfSense

On ne vantera jamais assez les mérites d’un reverse proxy en termes de sécurité. Mais au-delà de la sécurité, un reverse proxy peut aussi nous faciliter la vie pour la publication de services web en mode sécurisé, et donc la gestion des certificats.

Si selon le niveau de protection et d’assurance il faudra continuer à acheter des certificats hors de prix, dont la sécurité a parfois été corrompue même chez les soi-disant plus sérieux fournisseurs, pour bien des services l’utilisation de certificats Let’s Encrypt fera parfaitement l’affaire.

Au passage vous noterez que si j’étais fan de Sophos XG, je suis en train de m’orienter vers pfSense que je trouve bien plus simple et mieux documenté par la communauté.

Il y a plusieurs façons d’utiliser Let’s Encrypt :

  • Via un script ou un logiciel installé sur le backend (le serveur web) qui génère le certificat, il faudra ensuite l’exporter manuellement ou via un script vers le reverse proxy si on en utilise un en frontal, mais on peu aussi passer en direct, en NAT ou une simple redirection de ports.
  • Via un script géré par le firewall / reverse proxy. C’est ce que je vais décrire ici en utilisant pfSense ou j’installerais les paquets Acme et HAProxy.

Acme

Automated Certificate Management Environment, for automated use of LetsEncrypt certificates.

Cette implémentation très complète va nous permettre de générer et renouveler automatiquement des certificats Lets’s Encrypt (Standard, Wilcard ou San) et de les installer dans pfSense. Cette implémentation sait s’appuyer sur les API des principaux DNS, ce qui nous évitera d’avoir à ouvrir un port 80 comme cela était nécessaire auparavant. Le plus simple sera de générer un wilcard : *.domaine.tld.

Il sera également possible d’exporter ces certificats, manuellement, ou via un script vers un serveur web si nécessaire (par exemple, un script PowerShell sur un serveur Exchange pour récupérer les certificats, les installer et les activer).

Dans notre exemple on n’exporte rien car on va se servir de HA Proxy comme Frontend, c’est à lui qu’incombera la gestion du SSL (le SSL Offloading consiste à déporter la gestion du SSL sur le reverse proxy / load balancer, et donc sur le serveur web on ne laisse que le service HTTP, les sessions HTTPS n'étant cryptées qu'entre l'internaute et le reverse proxy qui peut également jouer un rôle d’équilibreur de charge si nécessaire).

HA Proxy

The Reliable, High Performance TCP/HTTP(S) Load Balancer.

Il s’agit ici d’un reverse proxy moderne qui permet également d’équilibrer la charge vers plusieurs Backends.

On aurait pu utiliser le paquet Squid, mais je lui reproche de ne pas gérer SNI (à vérifier) et donc de ne pouvoir servir plusieurs domaines en SSL. Squid est toutefois plus simple et fera l’affaire pour une installation simple ou domestique. A noter également que tant HA Proxy que Squid permettent de publier un serveur Exchange, et donc de remplacer avantageusement de vieux ISA ou TMG que Microsoft nous a tant vanté avant de les oublier…

Je ne vais pas reprendre un fastidieux steep by steep de publication il y en a de très bien faits… mais juste résumer :

  1. Installation de pfSense (il y a des VM toutes prêtes) avec un lien WAN et un lien LAN. On peut éventuellement ajouter des IP virtuelles (VIP) coté WAN si on en dispose.
  2. On crée une règle sur le firewall ou on autorise le port 443 (HTTPS) en entrant sur le WAN.
  3. Sur HA Proxy on crée un Backend avec l’IP interne sur le port 80 (ou autre) et sans SSL (sans car on pourrait également sécuriser le flux interne). Dans les options de LoadBalancing on choisit None si on a qu’un Backend, et dans ce cas on n’oublie pas de choisir également None au niveau Health checking. Et c’est tout, le reste si on ne sait pas, on ne touche pas.
  4. Sur HA Proxy on crée un Frontend qui écoute sur le port WAN (ou VIP), on coche SSL Offloading et plus bas dans SSL Offloading on choisit le certificat lié au domaine que l’on va utiliser (une règle Frontend par domaine géré). Dans Default backend, access control lists and actions on va gérer nos serveurs en utilisant l’expression Host Matches et la valeur, par exemple canaletto.fr que l’on nomme www (inutile si on n’a qu’un seul serveur à sécuriser). Ensuite plus bas dans Actions on va dire que la condition www est redirigée vers le Backend idoine. Ici aussi, c’est tout, le reste si on ne sait pas, on ne touche pas, car comme vous pourrez l’observer HA Proxy dispose d’une multitude d’options qui ne seront utiles que dans certains cas.

Test

Pour tester ce genre de configuration l’idéal est de disposer une machine connectée sur l’internet en dehors de votre réseau. La machine d’un ami en remote (TS, TeamViewer, NoMachine ou AnyDesk) ou encore une machine connectée en 4G.

Comme à ce stade on n’a probablement pas encore renseigné le DNS public, le plus simple est de créer une entrée dans le fichier hosts (sous Windows le plus simple est d’utiliser HostMan). 

Ensuite on lance une session dans le navigateur et on vérifie que c’est vert et que le certificat est valide et correspond bien à celui utilisé. Si c’est le cas il n’y a plus qu’à s’occuper du DNS public.

Info

Vous imaginez bien que je n’ai pas creusé ce sujet uniquement pour publier un Jeedom. Au départ il s’agissait de publier des serveurs Microsoft Exchange avec des certificats SAN classiques et couteux, et quand on publie de l’Exchange on peut faire à peu près tout. Ensuite j’ai trouvé la gestion Let’s Encrypt tellement simple dans pfSense que je me suis dit que finalement cet outil embarqué dans une VM ou un petit Appliance pouvait d’adapter à toutes les situations, même les plus simples. Du coup je vais probablement remplacer Sophos XG et pourquoi pas également chez moi à la place ou à côté de l’USG qui est très bien pour le trafic sortant mais n’évolue pas trop et ne permet pas de faire du reverse proxy.

Sources

https://pixelabs.fr/installation-configuration-pfsense-virtualbox/https://www.aide-sys.fr/exchange-2016-haproxy-pfsense/
https://docs.netgate.com/pfsense/en/latest/virtualization/virtualizing-pfsense-with-vmware-vsphere-esxi.html

https://www.aide-sys.fr/exchange-2016-haproxy-pfsense/
https://pixelabs.fr/installation-role-transport-edge-2016-partie-2/
https://www.moh10ly.com/blog/pfsense/publishing-exchange-on-pfsense
https://www.supinfo.com/articles/single/6326-mise-place-serveurs-web-haute-disponibilite-avec-haproxy-pfsense
https://www.itwriting.com/blog/9592-publishing-exchange-with-pfsense.html
https://www.moh10ly.com/blog/pfsense/publishing-exchange-on-pfsense
https://forum.netgate.com/topic/99804/squid-reverse-proxy-for-multiple-internal-hosts
https://tecattack.ch/index.php/2018/12/10/pfsense-2-4-4-haproxy-reverse-proxy-multiple-http-server-ubuntu-16-04/
https://all-it-network.com/pfsense-reverse-https/
https://blog.devita.co/pfsense-to-proxy-traffic-for-websites-using-pfsense/

Mi Home Security Camera 360°

Il y a quelques semaines j’ai installé dans le studio d’un ami un ensemble de caméras Unifi. Au départ j’étais tenté par piloter l’ensemble avec une Cloud Key II+ ou pour 200 € on dispose d’un contrôleur Unifi et d’un NVR avec 1TO de disque. Problème, ce produit n’est pas vraiment disponible en France et je n’avais aucun recul sur la chose. Finalement j’ai recyclé un DL360G5 que j’avais déposé il y a quelques mois, même pas eu besoin de le réinstaller car son ESX 5.5U3 tournait comme une horloge, très largement suffisant pour faire tourner une VM Windows qui supporte le NVR soft d’Unifi. On est face à une installation professionnelle, la qualité est au rendez-vous, notamment le retour audio qui est assez bluffant, et l’ensemble est cohérent pour un coût contenu.

Bref, si je vous raconte ma life c’est pour introduire un petit jouet que j’avais commandé en parallèle pour tester, la Mi Home Security Camera 360°. En fait je ne pensais même pas que c’était une caméra motorisée, mais c’est le cas et la qualité Xiaomi est au rendez-vous. Et Xiaomi, je suis plutôt fan. Elle pivote donc de haut en bas, du sol au plafond et sur 360°, c’est du full HD 1080p avec un zoom numérique 16x acceptable et une vision nocturne donnée pour 9 mètres. Elle dispose d’une détection de mouvement dopée à l’IA et il est possible d’enregistrer les séquences en local sur une SD ou encore sur un NAS.

Que dire d’autre sur ce gadget ? Ah si, il y a un truc qui est bluffant et que d’aucuns trouveront restreignant. Ici pas de serveur web embarqué chip comme sur la plupart des caméras asiatiques, tout se passe uniquement via l’application Mi Home sous Android ou IOS. Et ce qui est bluffant c’est que l’installation se fait en deux minutes chrono. On lance l’application Mi Home, on choisit le SSID de son réseau Wi-Fi ainsi que le mot de passe et on place son smartphone sur lequel s’affiche un QR Code face à la caméra. Et basta, la petite caméra est configurée. Pas besoin de jouer avec des ports et des IP, c’est out of the box, mais il faudra cependant il faudra toujours passer par l’application du constructeur.

Ah si un dernier truc pour se laisser tenter, le prix c’est 39,99 € et sur Amazon on trouve même des modèles de démo reconditionnées pour moins cher. Autre option, l’Asie en direct chez Gearbest ou AliExpress, mais c’est à peine moins cher et bien plus long…

Jeedom : Shelly

On en découvre tous les jours ! Je vais vous parler des équipements Wi-Fi Shelly. Il s’agit de micro-modules, avec un ou deux contacts, des modules au format DIN à insérer dans un tableau électrique, des contrôleurs RGBW ainsi qu’un capteur de température et d’humidité. Rien de bien neuf sur le soleil me direz-vous, mais contrairement aux équipements asiatiques habituels (Sonoff par exemple) qu’il faut flasher ou hacker en perdant au passage le mode de fonctionnement original, les équipements Shelley sont totalement ouverts, et si on souhaite les flasher en ESP Easy le constructeur fournit tout ce qui est nécessaire pour le faire. 

De base on dispose d’une application mobile qui permet la configuration et le pilotage. Un cloud (optionnel) pour un pilotage à distance sans box, la comptabilité MQTT, une API REST et il est bien sur possible de les piloter avec Google Home ou Alexa. Cerise sur le gâteau, ces produits fabriqués en Roumanie sont vraiment certifiés CE et les tarifs sont très attractifs (10 € le relais simple). 

Attention, c’est du Wi-Fi, donc il est impératif d’avoir un réseau Wi-Fi stable.

L’appairage se fait en quelques secondes avec l’application idoine, et des lors que les modules sont reconnus sur le réseau il est possible de terminer la configuration sur le serveur web intégré à ceux-ci. Etant donné que l’on va les exploiter avec une solution domotique externe, Jeedom en l’occurrence, je ne saurais trop conseiller de leur attribuer une IP fixe. Si cela est possible dans la configuration web de chaque module, personnellement je préfère me servir de mon serveur DHCP.

Pour exploiter ces modules en domotique il y a la possibilité MQTT, il doit être également possible de passer des commandes http aux modules, mais je n’ai pas testé car il y a un plugin qui fait très bien le job et qui permet de conserver la compatibilité avec l’application mobile du constructeur. Ce plugin est simple et efficace, pour chaque équipement il suffit de renseigner l’adresse IP et ensuite d’utiliser l’équipement.

Attention toutefois au module capteur de température et humidité, il fonctionne sur pile et se mets en veille, le plugin n'est de ce fait pas toujours capable de récupérer les valeurs et les relevés sont donc trop espacés.

Je trouve ces modules intéressants à plusieurs titres. La simplicité, des tarifs attractifs pour un matériel de qualité, le format DIN et une puissance admissible compatible avec la plupart des radiateurs. A prendre en compte pour remplacer par exemple des équipements Chacon au comportement parfois aléatoire, bref un pas de plus pour l’élimination du RFPLayer…

Sources :

https://lunarok-domotique.com/2019/01/shelly-1-domotiser-prise-10-euros/

Jeedom : Cloner la carte SD

Une plateforme Jeedom, même sur une Raspberry Pi est un serveur qui reste faillible, surtout quand on le fait tourner sur une carte SD. Certains sont adeptes de montages sur SSD, d’une part un SSD n’est pas infaillible et d’autre part je préfère faire simple. On va donc explorer deux méthodes de clonage de notre fragile carte SD, étant entendu qu’en parallèle on fera bien sur des sauvegardes régulières (automatisées) de la configuration via Samba.

Clonage carte à carte

La première méthode va consister à cloner la carte SD vers une seconde carte SD insérée dans un adaptateur USB. Ça a l’avantage d’un redémarrage rapide en cas de crash, il suffit d’échanger la carte SD et de restaurer la dernière sauvegarde Samba. La configuration et l’exécution se font en SSH, il s’agit d’une exécution occasionnelle qui visera à garder sous le coude une carte SD avec une configuration stable.

git clone https://github.com/billw2/rpi-clone.git
cd rpi-clone
sudo cp rpi-clone rpi-clone-setup /usr/local/sbin

Utilisation

On commence par arrêter les services.

cd rpi-clone
sudo service mysql stop
sudo service cron stop
sudo service apache2 stop
sudo service mariadb stop # j’ai parfois eu des erreurs quand je ne stoppait pas ce service.

Pour une copie SD vers USB (Ou sans -f ensuite pour faire juste une synchro, -v pour voir ce qu'il se passe...).

sudo rpi-clone sda -f

Redémarrage des services. (Personnellement à ce stade je préfère faire un « sudo reboot »)

sudo service mysql start
sudo service cron start
sudo service apache2 start
sudo service mariadb stop
sudo systemctl daemon-reload

On peut éventuellement ajouter un Cron si on laisse une carte en place…

Clonage vers un fichier image 

La seconde option consiste à créer une image de la carte SD vers un serveur NFS (Un Nas par exemple). On part du principe que le NAS est correctement configuré en NFS, la procédure pour Synology est ici.

On va commencer par tester les prérequis et notamment la présence du protocole NFS et de PV (Pipe Viewer) qui nous permettra de voir la progression du clonage lors de nos tests :

dpkg -l | grep nfs-common ou apt-get install nfs-common pour l’installer.
dpkg -l | grep pv ou apt-get install pv pour l’installer.

Le clonage

On commence par créer un point de montage

sudo mkdir /mnt/Backup_NAS

Ensuite il faut inscrire le montage dans fstab, ce qui va permettre le montage automatique du partage au démarrage du système et qui sera utile pour l’automatisation : « 

sudo nano /etc/fstab

Et on ajoute la ligne suivante :

IP du NAS:/volume1/Backup/Jeedom    /mnt/Backup_NAS    nfs    rw,user    0    0

On teste avec

sudo mount -a && sudo df

Et le montage distant doit apparaître. On peut aussi tester l’écriture avec

sudo mkdir /mnt/Backup_NAS/totofaitdubato

On va maintenant pouvoir lancer manuellement la création de notre première image, en prenant soin auparavant de stopper les services et bases :

sudo service mysql stop
sudo service cron stop
sudo service apache2 stop
sudo service mariadb stop # j’ai parfois eu des erreurs quand je n’arrêtais pas ce service #
sudo dd if=/dev/mmcblk0 bs=4M | sudo pv -treb | sudo dd of=/mnt/Backup_NAS/SD_Backup/Backup_SD_TEST.img && sync

L’image aura la taille de la carte SD, il est possible de la compresser, mais vu que cette opération est déjà très longue, je ne suis pas sûr que ça vaille le coup d’alourdir la tâche.

sudo dd if=/dev/mmcblk0 bs=4M | sudo pv -treb | sudo gzip -1 -| sudo dd of=/mnt/Backup_NAS/SD_Backup/Backup_SD_TEST.img && sync

Une fois le clonage de test effectué on va graver une nouvelle carte avec Etcher et la tester. Normalement cette carte peu remplacer celle d’origine.

Automatisation

On part du principe que l'on dispose d'une sauvegarde quotidienne dont on vérifie le processus, rien de plus désagréable que les sauvegardes ne fonctionnait plus quand on en a besoin. Re cloner la carte SD reste à faire quand on effectue des modifications du système, comme par exemple de grosses mise à jour du core ou des changements dans les plugins.

Script + Cron + envoi de mail... (à venir...)

Lire la carte SD Jeedom sous Windows

Il peut parfois être intéressant de lire une carte SD Jeddom sous Windows, par exemple pour y récupérer une sauvegarde quand on est une buze sous Linux. En fait c'est assez simple, il suffit d'installer le driver idoine qui se trouve ici et les explications sont . (pour mémoire les sauvegardes sont ici : /var/www/html/backup)

Sauvegarde via Samba

Vers un PC (à venir...)

Sauvegarde Cloud

Vers Droopbox, Google drive, OneDrive, SFTP et FTP (à venir...)

Sources 

https://github.com/billw2/rpi-clone
https://www.jeedom.com/forum/viewtopic.php?f=152&t=31252
http://astrolabo.com/2017/02/11/script-de-clonage-dune-carte-sd-vers-nas/
https://github.com/billw2/rpi-clone
https://domopi.eu/sauvegarde-de-la-carte-sd-du-raspberry-pi-sur-un-serveur-externe/

Jeedom : RFPlayer et génériques...

Les RFPlayer est une interface USB qui raccordé à Jeedom va permettre de décoder une multitude d’équipement, un peu à la matière du RFX-Com mais sur deux fréquences (433 et 868 MHz) et avec bien plus d’équipement reconnus. Dans la pratique ce n’est jamais que la technologie liée à l’héritage de la feu ZiBase dans une clé USB. Sur le papier glacé c’est génial, dans la pratique pour en tirer le meilleur parti c’est la qualité du plugin assurant l’interface avec la solution domotique retenue qui fera la différence. Sous Jeedom il y a d’abord eu une première version du plugin avec pas mal de problèmes, mais qui reconnaissait nativement les équipements. Ensuite nous avons eu une v2 bien plus stable mais qui fonctionne sur mode générique, dans l’absolu sans limites, mais qui déroute un peu au départ et rebutera plus d’un débutant. D’autant plus que l’équipe Jeedom n’est pas des plus prolixe en matière d’explications. Un peu comme si les nouveaux venus devaient mériter la solution !

Ça n’a donc pas été simple, mais au final le résultat est étonnamment plutôt stable. Si certains équipements sont reconnus nativement (les sondes Oregon par exemple), l’affaire est un peu plus complexe des lors qu’il s’agit d'exploiter des équipement X2D ou Visonic. Je vais essayer de vous donner ici quelques explications. On considère que le RFPlayer est installé, son firmware à jour et le plugin installé dans sa dernière version.

Visonic

En  passant par le plugin en mode inclusion il est aisé de détecter les équipements, il faudra ensuite les localiser physiquement, mais ça on le fera plus tard. Pour l’instant ce qui importe c’est de détecter l’ensemble de capteurs. Ce qui va nous intéresser ici c’est la valeur qualifier qui est une information numérique que l’on exploitera avec un script ou un virtuel. Voici les valeurs pour un détecteur d’ouverture (MCT-302 ou un IR) et ce que j’en ai déduit d’après les informations que j’ai pu trouver sur les forums :

0 Fermé (action immédiate)
2 Ouvert (action immédiate)
4 Warning ? défaut sur le capteur, autoprotection ?
8 Fermé (en veille ou pour supervision par la centrale)
10 Ouvert (en veille ou pour supervision par la centrale)
12 Batterie faible

Ces valeurs n’étant pas binaires il sera impossible de les exploiter directement pour détecter une fenêtre ouverte dans une thermostat ou avec le plugin Alarme. Tout au plus il est possible de programmer une (et une seule) action sur la valeur directement dans les paramètres avancés du qualifier, mais ce n’est pas très propre et limitatif. On peu également créer un widget qui affichera les divers états, c’est ce que l’avait expliqué le support Jeedom, c’est joli, didactique, mais ça ne sert à rien. J’ai donc créé un équipement virtuel, qui pour chaque sonde Visonic va transformer ces informations numériques en informations binaires, après tout ce dont j’ai besoin c’est de savoir si ma fenêtre est ouverte ou fermé !

(#[Alarmes][Chambre Lionel][qualifier]# & 2) == 2 or (#[Alarmes][Chambre Lionel][qualifier]# & 10) == 10

Ce qui nous donne ça en fignolant un peu... 

A partir de là cette information étant binaire elle est directement exploitable dans d’autres plugins ou scénarios.

EDIT : Cette solution permet d’avoir une visibilité globale des capteurs, et je dois bien avouer que je ne savais pas trop faire autrement. J’avais pourtant posé la question tant sur le forum que directement au support Jeedom sans réponse satisfaisante. Jusqu’à ce qu’un développeur de passage sur mes posts du forum m’explique qu’il est possible de faire bien plus simple en ajoutant une commande data::qualifier de type info directement sur l’équipement :

Et ensuite la formule de calcul idoine (#[Alarmes][Test][qualifier]# & 2) == 2 or (#[Alarmes][Test][qualifier]# & 10) == 10 dans la configuration avancée :

Il est également possible de simplifier la formule ainsi (#[Alarmes][Chambre Lionel][qualifier]# & 2) == 2, mais on aura alors que l'état instantané et non l'état en veille, mais c'est généralement suffisant et le résultat est identique. On évite ainsi le Virtuel et on obtient un résultat simplifié et directement exploitable. Je me demande juste pourquoi cette info n'est pas crée lors de la détection de l'équipement et pourquoi les auteurs du plugin ne l'ont documenté nulle part. Et ce n'est pas faute d'avoir cherché !

XD2

Pour récupérer des informations on doit pouvoir procéder de façon à peu près identique. Moi j’avais besoin que de commander un seul actionneur RP600 de chez DeltaDore qui actionne un fil pilote. Dans mon cas je gère ce sèche serviettes avec un thermostat Jeedom, donc ce que je voulais c’est uniquement faire du ON/OFF tout en laissant la possibilité d’utiliser la marche forcée physique du sèche serviettes. (Voir les détails ici). J’ai donc créé un équipement virtuel qui va transmettre ses ordres à l’équipement du RFPLayer et nous donner un retour d’état tout aussi virtuel. J’exécute donc une Action après exécution de la commande ou pour ON j’envoie #[Hardware][X2D RP600 SdB][Confort]# au RFPlayer, et #[Hardware][X2D RP600 SdB][Hors Gel Low]# pour OFF. Chacun adaptera à ses besoins et ça marche à l’identique pour les autres protocoles.

Conclusion

Contrairement aux habitudes, il est bien souvent impossible d’utiliser seul le nouveau plugin du RFPlayer. Il faudra soit écrire du code, des scripts ou des scénarios, soit se simplifier la tâche en exploitant intensément le plugin Virtuel. Quoi que...

Cher Free,

Tous les geeks de France attendaient tes annonces avec au moins autant d’impatience que tes investisseurs. Tu as enfin sorti ta plus belle chemise blanche pour nous présenter le fruit de tes cogitations. Enfin, moi je me suis contenté de lire ce que d’ex collègues et confrères on put en écrire (OlivierArnaud, et bien d'autres) car il y a longtemps que, retiré dans ma province verdoyante, je ne fréquente plus ce genre de show !

Bref, tu as mis le focus sur ta nouvelle bête de course, un peu comme quand Renault courait en F1, mais tu as aussi pensé à une formule plus populaire pour ne pas oublier le peuple en ces temps de révolte jaune ! Je n’ai pas eu l’occasion d’avoir en main tes nouveaux jouets et je ne pense pas troquer ma box actuelle qui me sert uniquement de modem. M’enfin Free, il me semblait t’avoir entendu dire il y a quelques années que l’avenir n’était plus aux box et qu’il fallait se concentrer sur le métier de FAI ? C’était juste pour désorienter tes concurrents ou tu le pensais vraiment ? Là ou j’attendais que tu te concentre sur le transport, ce qui est ton métier, tu viens nous noyer dans une multitude de services qui, ne nous voilons pas la face, sont avant tout là pour contenir dans le temps l’érosion de tes clients en les maintenant dans ton écosystème. Franchement pas toi, pas toi qui a longtemps dénoncé les ventes couplées des autres !

Ton fond et ta forme

Disons-le tout de suite je déteste tes formes arrondies et incasables. Déjà que ta révolution avec ses trois pieds ne me plaisait pas, là franchement c’est le bouquet. C’est juste mon avis, la seule box qui vaille est la 4K, là au moins le serveur est carré (en fait une révolution dans une jolie boite) et le player ouvert, même si à l’époque on aurait aimé qu’il n’arrive pas avec tous ses bugs. Quant fond, pourquoi vouloir nous imposer un player propriétaire et nous limiter dans nos choix ? Tu l’as pourtant bien compris en Suisse en proposant un Apple TV ! Je, nous, voulons pouvoir installer, comme nous le faisons sur nos smartphones, n’importe quelle application sur nos players, et pour cela tu sais très bien qu’il y a que deux choix possibles, Apple TV ou Android TV. Laisse donc le choix au peuple sans chercher à les orienter, tu as longtemps refusé le méchant Netflix, et maintenant tu veux nous imposer Netflix, dis-toi bien que ceux qui voulaient Netflix n’ont pas attendu ta bénédiction ! Pareil pour le son, tu crois vraiment que ceux pour qui le son compte ont attendu que Free démocratise Devialet. Je ne doute pas que Devialet offre un bon son, mais d’une part c’est moche, cher et encombrant, mais surtout le marché regorge de bonnes offres (Sonos, Bose, etc), et tant qu’à investir, car tu ne fais que revendre du Devialet, je préfère avoir le choix et ne pas m’enfermer dans un objet lié à ton écosystème dont je ne sais même pas ce qu’il en restera le jour où mon désamour à ton égard aura atteint son apogée.

Quant au serveur, avec son NAS, sa connectivité et ses gadgets, là aussi tu es un peu hors du temps ! Ceux qui jadis empilaient des disques dans des NAS sont en train de s’envoyer en l’air dans les nuages, ou alors c’est qu’ils ont besoin de vrais NAS, ce que tu n’es pas. 10 Go en fibre c’est bien pour le futur, je ne commenterais pas car je sais bien que je ne verrais jamais la moindre fibre dans ma campagne. Par contre j’aimerais que tu détaille un peu la technologie liée au couplage avec la 4G, même si elle ne me servira à rien ici car tu te reposes encore et toujours sur l’agrume ! Alors, DualWAN ou MPTCP ? Je pose la question car ce n’est pas du tout pareil, le DualWAN tout le monde sait faire, mais du coup tu te retrouve avec deux IP publiques ce qui n’est pas sans poser des problèmes, ou du MPTCP cher à OVH, c’est plus compliqué, plus élégant, mais pas toujours la panacée. Mais peut être as-tu inventé, ou plus probablement déniché, quelque chose de révolutionnaire ? Dis-nous, mais profites en pour nous expliquer s’il faut ajouter une SIM et si tu as prévu une limitation en volume ? Dans ta grande bonté tu nous as ajouté de la domotique et un système d’alarme. Sérieux, tu crois vraiment que je vais te confier ma domotique ? Tu crois vraiment que j’ai envie de me peler les miches quand ce sera rideau et qu’il me faudra attendre quinze jours ton technicien qui finira par me dire que le problème se situe chez l’agrume ? Sinon, j’aime bien l’idée de ta petite box du peuple, la One faite pour les petits espaces citadins, dommage qu’elle ne soit pas sous Android TV et que tu aies oublié de lui coller l’option 4G. Cependant à la campagne, ou le serveur est souvent déporté, voire dans le garage à côté de l’arrivée du fil du téléphone, ça sera plus compliqué pour aller regarder le match !

Bref, tu l’auras compris, ton offre ne correspond pas à ce qu’attendais le geek Free de la première heure que je suis. Mais avoue, tu t’en fous car ce n’est pas moi que tu cherches à séduire aujourd’hui, je te suis déjà acquis ! Je ne consomme que ta bande passante, la box bien carrée de la 4K que j’ai passée en mode bridge pour qu’elle ne serve que de modem me vas bien, pour le reste je gère mon infrastructure comme un chef et mes TV sont équipées d’un Shield que je n’échangerai jamais pour ta Devialet à tout faire ! Moi j’aimerais juste que tu proposes une offre nue au meilleur prix et que tu me laisse choisir tout le reste. Ne cherche pas à m’assister, je n’ai pas envie de finir sur un rond-point !

EDIT du 19/12 : Face aux critiques Free n'a pas tardé à réagir, ça démontre que l'entreprise est toujours agile et que son capitaine sait changer rapidement de cap face aux critiques ! Une offre Delta S orientée "modem" ne comprenant que le e serveur est  maintenant disponible pour 40 € par mois. 

Jeedom : Temporisation d'un équipement

Vous allez tout savoir. Je ne prends jamais ma douche à la même heure, il est donc impossible de programmer le chauffage de la salle de bain avec un agenda. Mais en général j’anticipe un peu ma douche, je me dis me dis que je vais bientôt aller la prendre car je ne vais pas tarder à sortir. Bref, l’objectif est donc de passer un sèche serviettes en marche forcée, ou en mode confort, pendant une ou deux heures. Certains vont me dire de bouger mon cul et d’aller appuyer sur le bouton idoine du sèche serviettes, et ils auront raison car la majorité de ces appareils en sont équipés, et c’est le cas du mien. Mais l’idée ici est que la démonstration soit générique et s’applique à n’importe quel équipement.

S’il est possible d’utiliser un smartphone ou n’importe quel bouton poussoir reconnu dans Jeedom, pour la démonstration je vais utiliser un gadget que j’ai sous la main, le bouton multiclic de Aquara de Xiaomi qui communique avec Jeedom grâce à la ZiGate et le plugin qui va bien (je dis « qui va bien » pour ne pas réemployer le mot « idoine » car ça ferait deux fois, mais en fait ce plugin ne va pas toujours bien, il s’améliore toutefois de versions en version).

Sur ce bouton on peut récupérer 3 valeurs : 2, 3 ou 4 clics. Pourquoi pas 1 seul ou 5, ne me demandez pas, c’est ainsi ! Donc grâce à un virtuel, je vais récupérer ces 3 états et en faire des informations binaires

Ensuite je vais créer un scénario qui sera provoqué par un évènement sur un de ces 3 états. Si Multiclics=2 je déclenche mon scénario. Il est des plus simples, avec une ACTION qui passe le thermostat de la salle de bain en mode Confort suivi d’un bloc DANS qui le repassera en mode Eco dans 120 minutes. Le bloc DANS étant une commande secondaire qui va s’exécuter dans 120 minutes contrairement à sleep ou wait qui laisserait le scénario actif pendant 120 minutes ce qui consommerait de la CPU à ce que j’ai compris, voire provoquerait une erreur.

Variantes

On peut également associer à cette action la grande vitesse de la VMC, je ne l’ai pas fait car elle est déjà gérée par l’hygrométrie. Par contre je pensais à utiliser les 3 valeurs des clics pour lancer 3 temporisations différentes.

 

Lampe Xiaomi Mijia

On sort un peu de l’IT pour du beau. Ceux qui me connaissent savent que je suis sensible à ce qui est beau, d’ailleurs cet aspect-là y est sûrement pour quelque chose dans mon choix Unifi… Mais revenons au beau d’aujourd’hui. J’ai donc acheté cette lame parce que je la trouvais belle sans pour autant me préoccuper du fait qu’il s’agissait également d’un objet connecté. Elle est conforme à ce que j’attendais, le reste est un plus.

De base il y a un seul bouton qui permet de gérer l’intensité et le ON/OFF. Si on veut aller plus loin il faut installer l’application Yeelight sur son smartphone et on a accès aux différentes programmations horaires possibles, un mode qui vous avertit qu’il est temps de faire une pause, ainsi que le réglage des températures de blanc et une tripotée de préréglages que l’on pourra personnaliser. Il faut donc un compte MI, et c’est également ce compte qui fera la liaison avec les assistants vocaux.

La lampe est donc reconnue par Alexa qui rend possible la commande vocale de tous les réglages (ON/OFF, variation et température de blancs), chose possible également avec Google Home qui fait toutefois l’impasse sur la température de blancs. Rien à dire, que ce soit avec l’application de base ou les assistants vocaux, on branche et tout fonctionne en quelques minutes et ça donne envie d'investir dans des ampoules de la même marque.

Sous Jeedom, si tant est que ça soit vraiment utile, il est possible en activant le mode développeur de gérer la lampe directement avec le plugin WiFILight2. Vu que c’est du direct IP ça risque toutefois de renter en conflit avec l’application de base et les assistants vocaux qui eux fonctionnent de consort. Il doit également être possible de la gérer plus proprement avec la passerelle Mi Home, mais je n’avais pas envie ce soir de parler chinois !

En conclusion pour une cinquantaine d’euros (voire moins sur les sites chinois) on a une belle lampe qui éclaire bien, avec un design que je trouve très réussit. Soit le prix moyen d’une telle lampe sur le marché. Le fait que ce soit aussi un objet connecté est la cerise sur le gâteau, libre à chacun d’utiliser ces fonctionnalités !